Mercredi 20 novembre : Étienne Warneck

Université Bordeaux Montaigne, bât. H, salle H 103
Tramway ligne B, arrêt Montaigne-Montesquieu
16h-18h

« Étienne Warneck développe une démarche centrée sur l’image et le texte, visant à explorer la relation entre l’Art et l’Économie. Son travail révèle la tension entre l’art, à la fois spectacle et moyen de critique sociale et institutionnelle.
Par l’utilisation de programmes informatiques en association avec des techniques de peinture traditionnelles et industrielles, sa dernière série de peintures questionne le système du pouvoir économique qui façonne non seulement les relations économiques, mais aussi des dimensions sociales, politiques et environnementales.
Les peintures donnent une forme au vocabulaire économique pour mettre en lumière ses ambiguïtés linguistiques, morales et éthiques.
En juxtaposant une esthétique graphique et abstraite à une réflexion sur l’influence institutionnelle, telle que l’influence du marché, sa pratique invite les spectateurs à réfléchir sur la manière dont l’art considère et remet en question les structures idéologiques de la valeur dans la société contemporaine. »

Étienne Warneck est diplômé des Beaux-Arts de Paris, il vit et travaille à New York.

www.etiennewarneck.com

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Mercredi 16 octobre : Rouge (Jessica Hartley)

« En 2014, Rouge choisit un nom qu’elle souhaite proche de son travail de rue. Attachée au dessin et à la peinture, elle trouve sur les murs des villes un droit à la figuration, aux histoires et à l’engagement. C’est pourtant avec un travail d’installations vidéos et de performances qu’elle est en parallèle diplômée des Beaux-Arts de Bordeaux.
Sa pioche iconographique, qu’elle accompagne parfois d’un travail d’écriture, s’élabore avec une vigilance sensible à ses contextes d’apparition et un goût du réel mis en scène. Elle tente de déceler, en chaque terrain d’inscription, une singularité et une rêverie propre.
Il y a dans la pratique de Rouge, l’idée qu’une image, c’est précieux, et qu’en fabriquer une de qualité, c’est-à-dire épaisse en narration, en générosité picturale et en poésie, c’est une fête rare à laquelle elle aime à consacrer du temps, et dont la conception se forge dans le contact et l’exploration de ses alentours.
Animée par un art accessible, perméable et pris dans le tissu du monde, elle travaille depuis ses débuts par collages ou fresques dans la ville, parallèlement à une pratique rigoureuse en atelier. Le mur, le quartier, comme la toile et le papier, lui offrent l’occasion de figurations jamais symboliques, mais toujours narratives.
Ses compositions, forgée dans une peinture patiente, proposent une tension vers le manifeste, la fable, ou le poème, avec une attention aux tensions de cadrage héritée de la vidéo. »
Luka Merlet .

Vue de l’exposition « The frost is all over », au château Lamazière à Cormeilles en Parisis en septembre 2023 , commissariat : galerie Chenus Longhi ; photo : Lansy Siessie.

 

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